Dans la lignée des géants du jazz fusion : influences et filiations
« Foreign Affairs » brille par ses clins d’œil, ses citations et son immense respect pour les pionniers du genre. Zawinul, mentionné plus haut, est bien plus qu’un simple invité ; certains morceaux évoquent clairement Weather Report (« Foreign Affairs », « Passion Dance »), jusqu’à des emprunts stylistiques : nappes de synthé en arrière-plan, sens du groove, dialogue instruments/machines.
Autre influence décisive : Allan Holdsworth. L’utilisation de jeux légato extrêmes, de volumes swells et de plans rapides trahissent une admiration et une assimilation de la langue du guitar hero britannique, sans pour autant s’y diluer.
Du côté rythmique, l’art du groove se nourrit aussi de la funk fusion des années 80. Biréli ne se contente pas d’un écrin jazz : c’est une fusion « ouverte », qui absorbe autant le swing manouche que le climat électrique de Miles période « Tutu » ou même certaines subtilités africaines (noun, grâce à Mino Cinélu).